LES RUES
Dénominations actuelles :

ARGENSON rue d', ASH avenue, ATWATER avenue, AUGUSTIN-CANTIN rue, BERESFORD avenue, BOURGEOYS rue, BRIDGE rue, BUTLER rue, CANAL rue du, CANAL LACHINE, CARRIE-DERRICK rue, du CENTRE rue, CHARLEVOIX rue, CHARON rue, CHÂTEAUGUAY rue de, CLARENDON ruelle, COLERAINE rue, CONDÉ rue de, CONGRÉGATION rue, DICK IRVIN rue, DUBLIN rue et place, FAVARD rue, FERME rue de la, FERNAND SEGUIN rue, FORTUNE rue, FRANK SELKE rue, GRAND-TRUNK rue, HALL rue, HIBERNIA rue, IRLANDAIS rue des, ISLAND rue, JARDIN rue, KNOX rue, LAPRAIRIE rue, LEBER rue, LIVERPOOL rue, MARC-CANTIN rue, MAPLE avenue, MILL rue, MONTMORENCY rue de, MOULINS chemin des, MULLINS rue, OAK rue, PACIFIC rue, PARC-MARGUERITE-BOURGEOYS rue du, PARIS rue de, READING rue, RICHARDSON rue, RICHMOND rue, RIVERSIDE rue, ROPERY rue, ROZEL rue, RUSHBROOKE rue, RYDE rue, ST-CHARLES rue, ST-COLUMBAN rue, STE-AGNES rue, STE-MADELEINE rue, ST-PATRICK rue, SEBASTOPOL rue de, SEIGNEURS rue des, SHEARER rue, SOULANGES rue, SULLIVAN rue, WELLINGTON rue

Rues disparues (Village-aux-Oies/Victoriatown) :

BRITANNIA-CONWAY-MERAI, FORFAR, RIVERSIDE

Anciennes dénominations : (Carte du Village de Saint-Gabriel)

DES FRÊNES rue, ROSAIRE rue du, BARLOW avenue, PIPE TRACK avenue, SAINT-ÉTIENNE rue, PORT RUSH rue, BREWSTER chemin, NAPOLÉON rue, PONT rue du, DUBLIN rue, SAINT-ALBERT rue, KEMP rue, RICHARDSON ruelle, JOBSON rue, EDINBURG rue, CROIX rue de la, CONGRÉGATION ruelle de la, SAINT-FRANÇOIS rue, KING rue, DUBLIN rue, PARNELL rue, ADACPORT chemin de l', SAINT-CHARLES rue, SAINT-ÉTIENNE rue, CHAMPLAIN rue, SEIGNEURS rue des, SAINT-HENRY, SHEARER ruelle, RIVIÈRE SAINT-PIERRE chemin de la, LACHINE chemin de, MANUFACTURERS rue. SAINT-LUC rue, CHÉNIER  rue

LES PARCS

A parc des Apprentis, B parc des Cheminots, C parc de la Congrégation, D parc Hibernia, E parc Joe-Beef, F parc Leber, G parc Marguerite-Bourgeoys, H parc St-Gabriel, I square St-Patrick, J parc Sammy-Hill, K square Tansey, L parc d'Argenson, M parc de l'Irlande, N parc des Chaudronniers
 




Argenson, rue d ’
1 décembre 1890

Le premier décembre 1890, on porte la largeur de la vieille rue Saint-Luc à 50 pieds et, en même temps, on en change le nom en mémoire du cinquième gouverneur de la Nouvelle-France, Pierre De Voyer, vicomte d ’Argenson, Chevalier, seigneur de Chastre et vicomte de Mouzé, (1625-1709).
Son administration (1658-1661) est scandée de négociations avec les nations iroquoises.

Les rues

 
 


Ash, avenue
1890

Cette voie est ouverte sur le territoire de la congrégation Notre-Dame qui, vers 1856, dépose des plans de subdivision en lots à bâtir pour une partie de sa ferme de Pointe-Saint-Charles.
La rue Ash, avant de se dénommer ainsi, s'est appelée rue des Frênes à cause de la belle allée de ces arbres magnifiques qu'elle a remplacée. Mais antérieurement, elle était la rue du Rosaire; et ce nom, c'est la population des alentours qui le lui avait donné en se souvenant  des sœurs  de la ferme qui avaient coutume de se promener dans cette allée en récitant le chapelet.
Voie cédée à la ville sous le nom d'avenue Ash. Nous ne possédons aucun document justifiant la dénomination actuelle. Son prolongement s'appelait avenue Barlow avant le 1er décembre 1890.

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Atwater, avenue
12 septembre 1871

Edwin Atwater, représentant au conseil municipal de Montréal, de 1850 à 1857, de l ’ancien quartier Saint-Antoine (aujourd ’hui quartier Saint-André, où une partie de cette voie est située).   Originaire du Vermont, l ’homme d ’affaires Edwin Atwater (1808-1874) joue un rôle actif dans le développement de Montréal. Il participe en 1846 à la fondation de la compagnie du Télégraphe de Montréal, de la banque d ’épargne de la cité et du district de Montréal dont il est par la suite administrateur, vice-président puis président, et président de la Commission de l ’Aqueduc entre 1851 et 1857.
Cette voie portait le nom d ’avenue Pipe Track avant 1871.

Les rues

 


Augustin-Cantin, rue
1er août 1973


Augustin Cantin (1809-1893), constructeur de navires, né à Cap-Santé. Il apprit à Québec le métier de charpentier de navires, puis il vint s’établir à Montréal où il fonda en 1841 un premier chantier de construction de bateaux, à l’angle des rues Prince et de la Commune.
Pendant les travaux d’élargissement des écluses Saint-Gabriel du canal Lachine entre 1843-1848, il aménage un nouveau chantier, entre les rues Canning et Atwater, ce qui lui assura l’aisance et la notoriété. Un de ses fils continua l’œuvre de son père sous le nom de Canada Dry Dock Co, puis de Canada Marine Works. En 1879, il possède une vaste villa boulevard Dorchester (aujourd’hui René Lévesque) à l ’angle de la rue St-Marc.
De 1846 à 1856, 200 à 250 ouvriers construisirent pour lui plus de 70 bateaux. L'intégration verticale des techniques dans ses chantiers lui permit de construire entièrement des navires en bois ou en fer, y compris les moteurs. Son chantier de 14 acres comprenait deux bassins de radoub, une scierie et une fonderie à moteurs. Son travail fut présenté à l'Exposition universelle de Paris en 1855 et le Grand-Trunk utilisa ses vapeurs pour le transport par voie d'eau et la construction du Pont Victoria.
Lors de la séance du comité de la toponymie du 26 Mars 1973, il a été résolu de demander au Comité exécutif de recommander au Conseil de donner le nom de rue Augustin Cantin à la voie connue présentement sous le nom de rue Manufacturers, voie en bordure de laquelle il y avait plusieurs industries.
Voie ouverte vers le milieu du XIXe siècle, sur l'ancienne ferme St-Gabriel, propriété des messieurs de Saint-Sulpice.

Les rues

 


Beresford, avenue
1888

Probablement en souvenir de William Carr, vicomte de Beresford (1768-1854), général anglais, commandant des troupes portugaises qui faisaient partie de l'armée de Wellington, lors de la bataille de Talavera, en juin 1809.

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Bourgeoys, rue
Vers 1856

Ouverte vers 1856 sur la propriété des Soeurs de la Congrégation de Notre-Dame de Montréal, à la Pointe-Saint-Charles.

À la mémoire de Marguerite Bourgeoys (1620-1700), première institutrice de Montréal et fondatrice de cet ordre religieux.

Nous trouvons un bas-relief d'Ozias Leduc représentant  Marguerite Bourgeoys à l'intersection de la rue Le Royer et du boulevard Saint-Laurent (Vieux Montréal).


Les rues

 


Bridge, rue
27 mai 1912

Voie conduisant au pont Victoria.
Anciennement rue Saint-Étienne

LE PONT VICTORIA
Avant 1850, les deux moyens de joindre Montréal et la rive sud sont : le canot ou le traversier, l'été, et l'hiver, le train sur glace ou la carriole à patins. Vers 1853, la compagnie du Grand-Trunk décide de construire un pont reliant les deux rives du St-Laurent. C'est la compagnie britannique Peto Brassey & Betts qui reçoit le contrat de 6 813 333$. On construit une usine à Pointe-Saint-Charles qui servira à la production de plaques d'acier qui vont servir à monter le tube carré du pont Victoria. D'une longueur de 6 592 pieds, le pont était en effet un long tube de métal reposant sur 24 piliers de pierre. Pour atteindre leur objectif, les 3 000 ouvriers durent travailler pendant plusieurs mois sur la croûte de glace du fleuve à des températures de -40 C. En tout, la construction dura plus de 5 ans.
Le 24 novembre 1859, l'honorable Georges-Étienne Cartier, procureur-général du Canada, a l'honneur de franchir le premier le nouveau pont. Peu après, on teste la solidité du pont. On attache trois locomotives à un train qui est rempli à capacité, soit un poids de une tonne au pied. Le chargement est si lourd qu'il faut rajouter une autre locomotive. Finalement ce lourd convoi réussit à franchir le pont. Le 25 août 1860, le Prince de Galles inaugure le pont en posant le dernier rivet de cette immense structure de 9 000 tonnes.
Au début des années 1870, le charbon remplace le bois comme combustible pour locomotive. La fumée de charbon devient trop incommodante dans le tunnel. On perce alors une fente de 20 pouces au sommet du tunnel sur toute sa longueur.
En 1897, on décide de modifier le pont. Sa largeur passe de 16 à 66 pieds. En plus des deux voies de chemin de fer, on ajoute une voie pour les automobiles, une voie pour les piétons et une pour les tramways électriques. Le nouveau pont sera inauguré en octobre 1901.


Les rues

 


Butler, rue
     1er décembre 1890

Sir William Francis Butler, officier et écrivain irlandais (1838-1910). Séjourna au Canada de 1866 à 1872. Cette rue à la limite de Verdun longe les voies du Canadien National et l'autoroute 15, qui recouvrent l'ancien canal de l'aqueduc où coulait autrefois la petite rivière Saint-Pierre.
Anciennement rue Port Rush.

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Canal, rue du
Date inconnue

Voie qui longe le Canal Lachine

Les rues

 


Canal Lachine
date inconnue

Le Canal Lachine, notre patrimoine industriel
Il fut créé pour contourner les rapides sur le fleuve St-Laurent, les chemins de terre, rue Notre-Dame et Wellington, étant des voies de transport difficiles entre Montréal et Lachine. Le premier canal navigable est aménagé entre 1819 et 1826.
1689-1699 Les Sulpiciens creusent un canal (St-Gabriel) pour alimenter les moulins, il partira du lac à la Loutre et suivra la rivière St-Pierre.

1821-1825 John Richardson, directeur de la Banque de Montréal, ainsi que des commerçants anglais participent au développement du canal en permettant l'embauche d'environ 500 travailleurs irlandais. Le canal aura 8 milles de long, 48 pieds de large et 54 pouces de profondeur; 7 écluses permettront de franchir la dénivellation de 47 pieds entre le village de Lachine et le port en aval.
1843-1849 Élargissement (120 pieds) approfondissement (9 pieds) et réduction du nombre des écluses de 7 à 5 par 1600 ouvriers irlandais. Grève générale sanglante (1843) au chantier du canal, 1300 ouvriers sont impliqués. Ils travaillent 12 heures par jour, 6 jours par semaine à 3 shillings par jour. Le gouvernement confie les travaux à des entreprises privées qui baissent le salaire à 2 shillings par jour, sous forme de bons d'achat, échangeables uniquement dans les magasins des compagnies. La grève est déclenchée et l'armée intervient le 11 juin: 20 tués, 30 blessés. Ils reprennent le travail sans avoir obtenu une seule de leurs revendications.
1874-1883 Approfondissement du canal de 9 à 14 pieds. En 1877, 300 travailleurs déclenchent une autre grève, un des entrepreneurs ayant baissé les salaires des ses ouvriers de 0.90$ à 0.80$ par jour, toujours payable en bons d'achat, alors que les travailleurs exigent 1.00$ par jour. La violence éclate contre les briseurs de grève qui sont payés 0.95$ par jour. Joe Beef, tavernier du Vieux-Montréal, nourrit gratuitement les grévistes. La grève se termine par une entente à l'amiable négociée par des arbitres désignés par les deux parties.
1843-1880 Le développement industriel, amorcé véritablement dans le sud-ouest entre 1847 à 1859, s'accélère à partir de 1880. Lors de la première guerre mondiale, les abords du canal Lachine forment la plus importante concentration industrielle du pays. Le développement débuta dans la partie est du canal, à cause de la forte dénivellation d'eau et de la proximité du port de la ville. Lorsque tous les emplacements y furent accordés, les industriels se concentrèrent dans les environs des écluses St-Gabriel et de la Côte-St-Paul.
1959 L'ouverture de la voie maritime en 1959 amorça le déclin des usines situées sur les rives du canal Lachine; l'activité y cessa graduellement et le canal fut fermé en 1970.




















Dénivellation des écluses:
Écluse #5-Lachine 0.6m (1.5 pieds)  #4-Côte-St-Paul 3m (9 pieds)  #3-St-Gabriel 2.4m (8.5 pieds)  #2-port de Montréal 4.3m (14 pieds)  #1-port de Montréal 4.3m (14 pieds) pour un total de 14.6m (47 pieds)


Les rues

 


Carrie Derick, rue du
16 janvier 1991

En 1884, l'Université McGill accueille ses premières étudiantes, dont Carrie Mathilda Derick (1862-1941), de Clarenceville. Diplômée en 1890, chargée de cours en botanique en 1891, première femme à enseigner à cette université. Elle complète sa formation par une tournée d'universités américaines et européennes. Nommée professeur en 1912, elle est la première Canadienne à obtenir une chaire de professeur titulaire. Pionnière de l'enseignement de la génétique à McGill et de la défense des droits sociaux, dont l'enseignement obligatoire, les droits de la femme et le contrôle des naissances.

Les rues

 


du Centre, rue
date inconnue

Voie au centre de deux barrières dans Sainte-Anne et Saint-Gabriel : le Canal Lachine et les voies des chemins de fer nationaux.
Jusque dans les années 1960, c’était une rue commerciale très active. On y trouvait de tout et de bonne qualité.

Les rues

 


Charlevoix, rue
 1er décembre 1890

Pierre-François-Xavier de Charlevoix (1682-1761), jésuite, biographe et historien français, qui séjourna 6 ans en Nouvelle-France.
Anciens noms: chemin Brewster, rue Napoléon et rue du Pont.

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Charon, rue
1856

Jean-François Charon de la Barre (1654-1717) né à Québec, fondateur en (1692) de l'Hôpital général de Montréal, puis, en 1694 de l'Ordre des Frères hospitaliers de Saint-Joseph-de-la-Croix (Frères Charon). Trente ans après son décès, son oeuvre fut assumée par les Sœurs de la Charité (Sœurs Grises).
Voie ouverte et désignée en 1856 par les sœurs  de la Congrégation de Notre-Dame de Montréal.
Une partie de cette rue a déjà porté le nom de Dublin

Les rues

 


Chateauguay, rue de
1 décembre 1890

Rivière qui se jette dans le St-Laurent, en amont du lac St-Louis. C’est sur ses bords, à 29 kilomètres de Châteuguay, que Charles-Michel de Salaberry, avec ses Voltigeurs et les miliciens, arrêta l'armée d'invasion américaine de Hampton en Octobre 1813.
Sur cette rue, les nombreuses portes cochères découlent du lotissement tracé dans les années 1850 par les Sulpiciens.
Ancien nom: rue Saint Albert et rue Kemp.

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Clarendon, ruelle
23 mai 1922

Edward Hyde, comte de Clarendon (1609-1674), homme d'État et historien anglais. Clarendon fut un homme de principes et de bonne conduite jusqu'au moment où sa sœur se laissa séduire, après quoi il perdit la tête et recommanda qu'elle perdit la sienne...
Ancien nom : ruelle Richardson jusqu'au 21 juin 1962.

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Coleraine, rue
26 juin 1886

La partie de cette voie qui s'étend de la rue Charlevoix à la rue Hibernia fut cédée sous le nom de Coleraine à l'ancien village Saint-Gabriel par John Samuel Knox, exécuteur testamentaire de la succession Robert Knox qui était originaire de Rushbrook, près de Coleraine, en Irlande.
Anciennement rue Jobson et Edinburg

Les rues

 


Condé, rue de
14 septembre 1863

Henri de Bourbon, Prince de Condé (1588-1646), vice-roi de la Nouvelle-France (1612).
Ancien nom: rue de la Croix.

Les rues

 


Congrégation, rue de la
  vers 1856

Ouverte vers 1856, et désignée ainsi par les religieuses de la Congrégation de Notre-Dame de Montréal qui firent subdiviser et vendre "par lots à bâtir" une partie de leur ferme de la Pointe-Saint-Charles.

Les rues

 


Dick Irvin, rue
16 janvier 1991

L'équipe montréalaise de hockey professionnel, les Canadiens, existe depuis six ans lorsqu'elle remporte, pour la première fois en 1915-1916 (l'année précédant la formation de la Ligue nationale de hockey (LNH), le trophée créé, en 1893, par le gouverneur-général du Canada, Frederick Arthur Stanley, baron de Preston. Trois autres coupes Stanley viennent s'ajouter au tableau durant les quinze ans où l'Ontarien James Dickenson (Dick) Irvin (1892-1957) est entraîneur de l'équipe.
Premier capitaine des Blackhawks de Chicago, il compte dix-huit buts et dix-huit assistances, pour finir en deuxième position des compteurs de la ligue lorsqu'une fracture du crâne met fin à cette carrière. Sa seconde carrière comme entraîneur commence et se termine à Chicago avec un détour et un long intermède à Montréal. Il est admis au Temple de la renommée du hockey en 1958.

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Dublin, place et rue
(2 octobre 1959)

Capitale de l'État libre d'Irlande (Eire). Voie située dans un district habité en grande partie par des citoyens d'ascendance irlandaise.

Les rues

 


Favard, rue
 1856

La rue Favard, rappelle le souvenir du sulpicien Alexis-Gilbert Favard, originaire d'Auvergne (1697-1774), qui fut le directeur spirituel des sœurs de la Congrégation de Notre-Dame de 1730 à 1774. C'est lui qui, lors de l'incendie de la maison-mère en 1768, recueillit les cendres du cœur de Marguerite Bourgeoys. M. Favard allait quelquefois célébrer la sainte messe à la ferme de la Pointe.
En 1856, au moment de faire subdiviser une partie de cette ferme par l'arpenteur provincial Henri-Maurice Perrault, les religieuses donnent ce nom à cette voie.
La maison de cette métairie (2146 rue Favard - maintenant 2146 Place Dublin) est aujourd'hui un musée connu sous le nom de Ferme Saint-Gabriel.
Anciennement ruelle de la Congrégation.

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Ferme, rue de la
7 juillet 1856

Cette voie conduisait à la maison de la ferme Saint-Gabriel que les messieurs de Saint-Sulpice avaient fait construire en 1659. Une certaine confusion existe de nos jours entre cette ferme Saint-Gabriel et la maison de la métairie de Marguerite Bourgeoys, connue également mais improprement comme la ferme Saint-Gabriel (2146 Place Dublin).
En fait, ce n’est que vers 1930 que la ferme de la congrégation de Notre-Dame prend le nom de Saint-Gabriel justement pour rappeler la présence, à proximité, de l ’ancienne ferme des Sulpiciens.
Située dans le Parc industriel, entre les rues Bridge et Centre, cette première rue de Pointe-Saint-Charles fut souvent menacée et a même disparue pendant un certain temps.
À maintes reprises, la Société d'histoire de Pointe-Saint-Charles a dû faire des pressions auprès de la ville de Montréal, recommandant de protéger et de mettre en valeur cette rue importante, faisant partie de notre patrimoine. Espérons que nous serons entendus.

Les rues

 


Fernand Seguin, rue et place
16 janvier 1991

Jusqu'en 1954, le Montréalais Fernand Seguin (1922-1988) se consacre à la recherche tout en faisant des études, notamment à Chicago et à Paris, tout en enseignant à l'Université de Montréal.
Intéressé aux causes biologiques de la schizophrénie, il fonde le département de recherches biochimiques de l'hôpital Saint-Jean-de-Dieu (aujourd'hui Louis-H-Lafontaine), dont un pavillon porte maintenant son nom.
Il est surtout connu de la population, parce qu'il lui fait découvrir l'univers de la science grâce à ses émissions de radio et de télévision.
Le Québec doit d'ailleurs nombre de ses chercheurs à ce célèbre vulgarisateur scientifique, premier récipiendaire canadien, en 1977, du prix Kalinga, la plus importante distinction internationale dans ce domaine de communication.
Une montagne des Chic-Chocs, en Gaspésie, tout comme ces voies du Technoparc Montréal-Métropolitain, expriment la reconnaissance de la population.

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Fortune, rue
  vers 1891

Cette voie est ouverte sur le territoire de l'ancienne ferme de la Pointe-Saint-Charles, propriété des religieuses de la Congrégation de Notre-Dame. Il semble que cette rue existe déjà au moment où l'on inaugure l'église anglicane Grace Church, construite par l'architecte John Brown, à l'angle des rues Wellington et Fortune.
Le 21 juin 1912, John Morrow cède un terrain au sud de Wellington pour prolonger la voie, tandis que, le 11 décembre 1973, la section au sud de la rue Favard est fermée comme voie publique.

Les rues

 
 


Frank Selke, rue
16 janvier 1991

La dénomination simultanée des rues Dick Irvin et Frank Selke met en lumière la passion des Montréalais pour le hockey et leur affection particulière pour deux directeurs des Canadiens, tous deux nés en Ontario et décédés au Québec.
Originaire de Kitchener, Frank J. Selke (1893-1985) s'établit à Toronto, où il fait la connaissance de Conn Smythe; ensemble, ils donnent trois coupes Stanley aux Maple Leaf. Frank Selke arrive à Montréal en 1946, comme gérant général; pendant les dix-huit ans où il dirige le Canadien, l'équipe remporte six coupes Stanley. Fondateur du Temple de la renommée du hockey (1943), dont le siège social est établi à Toronto, il y est admis en 1960. Décédé à l'âge de 92 ans, il est exposé au forum de Montréal où les amateurs de sports viennent saluer celui qui, pendant 60 ans, a joué au hockey, les rôles d'entraîneur, de gérant et d'administrateur.

Les rues

 


GRAND-TRUNK, rue
avant 1879

Constitué en 1852 sous la direction de sir Francis Hincks, la société Grand Trunk Railway of Canada (aujourd'hui les chemins de fer nationaux canadiens) englobe bientôt d'autres sociétés de chemins de fer. Elle fait construire, à Montréal, le pont Victoria, inauguré le 17 décembre 1859.
Cette voie ouverte sur les anciens terrains de la ferme Saint-Gabriel des Sulpiciens est à proximité des ateliers de la société de chemin de fer.

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Hall, rue
 vers 1915

Il est possible que la présence de quelques personnes du nom de Hall dans le voisinage explique le choix de cette dénomination. En effet, un médecin du nom de George Hall, acquéreur de quelques lots de la ferme des Sœurs de la Congrégation de Notre-Dame, a son cabinet sur la rue Wellington, vis-à-vis l'emplacement de cette rue à consonance irlandaise, qui, au moment de son ouverture, ne se rend qu'à la rue Dublin.

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Hibernia, rue
date inconnue

Ce nom latin identifiait autrefois l'Irlande. Cette voie est ouverte dans un quartier fortement peuplé d'Irlandais. La première vague d'immigration irlandaise dans la première moitié du XIX siècle contribue à l'essor économique du pays et de Montréal, en particulier par l'apport d'une importante main d’œuvre. En effet, bon nombre d'Irlandais travaillent alors à la construction du canal de Lachine.

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Irlandais, rue des
21 décembre 1994

Cette rue rappelle l'immigration irlandaise. C'est surtout dans la première moitié du XIXe siècle que le Québec reçoit le plus grand nombre de ressortissants de ce pays, avec une première vague, à compter de 1815, et une seconde,  entre 1845 et 1851, quand une grande famine pousse hors de leur pays plus d'un million  et demi d'irlandais. Alors que les nouveaux venus du début du XIXe siècle sont principalement des hommes d'affaires et des marchands, ceux de la seconde vague sont plutôt de jeunes paysans. Ils s'engagent en grand nombre aux durs travaux du Canal de Lachine, de la construction du chemin de fer et du pont Victoria.

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Island, rue
1855

En 1855, le séminaire de Saint-Sulpice subdivise son domaine de la ferme Saint-Gabriel et cède à la ville plusieurs voies dont celle-ci. À un certain moment de son histoire, vers 1879, la rue est connue sous la désignation française de rue de L’Ile.
Face à la rue Island, côté nord du canal, se trouvait une île de 900 pieds. Elle séparait l'ancien canal de 1825 et la nouvelle écluse de 1848. On installa sur cette île un chantier et un moulin à scie. En 1975, le canal de 1825 a été remblayé. L'île est complètement intégrée à la rive nord du canal. Une grande partie sert aujourd'hui de stationnement et dans la portion est, on a creusé un tunnel pour la piste cyclable.

Les rues

 


Jardin, rue
  1er décembre 1890

Pierre Jardin, propriétaire de certains terrains longeant le côté est de cette voie, (appartenant avant à Robert Knox).
Ancien nom: rue Saint-François

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Knox, rue
1er décembre 1890

Voie qui traverse l’ancienne ferme de Robert Knox. Nom donné par John Samuel Knox, exécuteur testamentaire de la succession Robert Knox.
Anciennement rue King et une partie de cette voie s'appelait rue Dublin

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Laprairie, rue
  1 décembre 1890

Nom descriptif. Rue située à l'extrémité ouest de la ferme St-Gabriel des Sulpiciens.
Il est possible que cette dénomination rappelle la ville de Laprairie, située sur la rive sud du Saint-Laurent, où est inauguré, en 1836, le premier chemin de fer canadien entre cette ville et St-Jean-sur-Richelieu.
Au coin de Centre et Laprairie, une famille aisée du nom de Laprairie, y habitait depuis quelques générations. Existe-t-il un lien avec le nom de cette rue? Nous n'avons pu retracer de documents officiels à ce sujet. Les recherches continuent.

Les rues

 


Leber, rue
1856

Tandis que la dénomination du parc rappelle la famille Le Ber, pionniers de Montréal, celle de  la rue du même nom souligne le rôle dans l'histoire de la Congrégation  de Notre-Dame d'un membre de cette même famille, Jeanne Le Ber, née à Ville-Marie le 4 janvier 1662.
La population surnomme Jeanne "la recluse" lorsqu'elle s'isole du monde en 1679. Logeant d'abord dans une pièce à l'étage de la maison paternelle, elle se retire le 16 août 1695 dans un oratoire contigu à la maison des Sœurs de la Congrégation de Notre-Dame de Montréal (angle nord-est  du boulevard Saint-Laurent et de la rue Notre-Dame), à qui elle avait légué tous ses biens. Elle y vécut dans une complète réclusion jusqu'à son décès, survenu le 3 octobre 1714.

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Liverpool, rue
date inconnue

Ville d'Angleterre d'où partirent pour le Canada de nombreux colons anglais.

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MARC-CANTIN, rue
septembre 1992

Le docteur Marc Cantin (1933-1990) de l'Université Laval s'établit à Montréal et travaille sous la direction du docteur Hans Selye à l'Université de Montréal. Il complète ensuite ses études post-doctorales à l'Université de Chicago. Professeur à l'Université de Montréal pendant 25 ans ainsi qu'à l'institut de recherche clinique de Montréal en 1980, il dirige le groupe de recherches sur l’hypertension. Auteur de nombreux articles scientifiques et conférencier recherché, le docteur Cantin reçoit de nombreux prix, dont le Research Achievement Award de l' American Heart Association qu'il partage, en 1988, avec le docteur P. Needleman pour leurs recherches sur l'ANF (facteur natriurétique de l'oreillette).
Afin de souligner leur contribution respective à l'avancement scientifique du Québec, les noms de Fernand Seguin et de Marc Cantin sont désormais associés dans la toponymie du nouveau technoparc de Montréal.

Les rues

 


Maple, avenue
17 mai 1912

Nom d'arbre (érable).
Ancien nom: rue Parnell.

Les rues

 


Mill, rue
 date inconnue

Voie en bordure de laquelle il y a eu trois moulins à farine: Royal Mill, City Mill et Canal Mill.

Les rues

 


Montmorency, rue de
  14 septembre 1863

François de Montmorency-Laval (1623-1703), premier évêque de Québec et de la Nouvelle-France de 1674 à 1688. Fondateur du Séminaire de Québec en 1663.

Les rues

 


Moulins, chemin des
27 août 1979

Le système seigneurial qui a cours jusqu'au milieu du XIXe siècle oblige d'une part le seigneur à construire des moulins à farine et d'autre part, les gens de la seigneurie à l'utiliser en payant une redevance au seigneur, habituellement en nature. Vers 1781, il existe encore sept moulins appartenant aux Sulpiciens, dont deux moulins à vent à la plaine Sainte-Anne (aujourd'hui quartier Sainte-Anne). Le premier, construit en 1704, et le second, en 1797, ne font travailler qu'un seul meunier, dont la maison est située entre les deux.
Anciennement: chemin de l'Adacport.

Les rues

 


MULLINS, rue
 entre 1871 et 1879

Une partie du terrain requis pour l'ouverture de cette voie est cédée le 5 juillet 1867 par madame Rosanna Conolly, veuve de Francis Mullins, fournisseur de navires et ancien conseiller municipal du quartier Sainte-Anne (1858-1861).
Le contrat prévoit l'ouverture d'une rue de 50 pieds de largeur dans les deux années suivantes, et la démolition ou le déménagement par Mme Mullins de bâtiments situés dans l'axe de la rue projetée, moyennant un dédommagement de 500 $.

Les rues

 


Oak, rue
date inconnue

Nom anglais d'un arbre, le chêne.

Les rues

 


Pacific, rue
avant 1897

Cette rue est déjà ouverte et dénommée en 1897, au moment où une dizaine de logements y sont occupés par des ouvriers. Elle ne devient cependant propriété de la Ville de Montréal qu'en 1977. Aucun document ne justifie cette dénomination.

Les rues

 


Parc Marguerite-Bourgeoys, rue du
décembre 1922

Voie qui longe le parc Marguerite-Bourgeoys. Marguerite Bourgeoys (1620-1700) vient rejoindre à Ville-Marie les Jeanne Mance et Paul de Maisonneuve dès 1653. Elle ouvre, en 1658, une première école dans une étable désaffectée que lui donne le Sieur de Maisonneuve, puis en 1670, elle fonde avec quelques compagnes, la Congrégation de Notre-Dame. Elle joue un rôle de premier plan dans la fondation de Ville-Marie en accueillant les Filles du Roy et en veillant à leur établissement.
Le 19 juin 1988, on dévoile un monument réalisé par le sculpteur Jules Lasalle sur la place qui porte son nom dans le vieux Montréal. Cette place est située à proximité du lieu où, jusqu'au début du XXe siècle, on pouvait encore voir la maison mère de la Congrégation. Marguerite-Bourgeoys est canonisée par le pape Jean-Paul II le 31 octobre 1982.

Les rues

 


Paris, rue de
date inconnue

Capitale de France, pays d'origine des premiers colons de la Nouvelle-France.

Les rues

 


Reading, rue de
 23 novembre 1891

Voie cédée par la succession Robert Knox sous ce nom qui rappelle une ville d'Angleterre.

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Richardson, rue
 14 septembre 1863

John Richardson, écossais né vers 1755, arrivé en Amérique en 1773. Politicien et homme d'affaire, principal artisan de la construction du canal Lachine.
Cette voie est cédée par les Sulpiciens le 7 juillet 1856, sur l'emplacement de leur ferme St-Gabriel. Cette rue marque l'emplacement dans les années 1880 du marché St-Gabriel (entre Richmond et Montmorency).
Anciennement: rue Saint-Charles.

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Richmond, rue
 22 octobre 1833

Cédée en partie par David Ross (1833) et par les messieurs de St-Sulpice (1856), la rue Richmond rappelle Charles Lennox (1764-1819), quatrième duc de Richmond, gouverneur en chef de l'Amérique du Nord britannique de 1818 à 1819.
Malgré son attitude politique rigide et son parti pris ouvert pour les bureaucrates opposés au parti canadien de Louis Joseph Papineau, le duc de Richmond est favorisé par la popularité que lui attire son implication dans les activités sportives et culturelles. C'est sous son administration que Québec fut érigée en province ecclésiastique.
Il mourut quelques jours après avoir été mordu par un petit renard apprivoisé qui lui avait été donné à Sorel.

Les rues

 


Riverside, rue
 date inconnue

Nom descriptif signifiant le bord d'une rivière ou d'un fleuve. Cette voie était située en bordure du fleuve Saint-Laurent.
C’était la dernière rue à l’est du Village-aux-Oies.

Les rues

 


Ropery, rue
 avant 1874

Cette voie emprunte sans doute sa dénomination au fait qu'elle conduit directement à la fabrique de corde (ropery ou rope-walk, en anglais) de John A. Converse, située sur la rue St-Patrick. Entre 1879 et 1913, la corderie disparaît dans un incendie; seule la dénomination de cette rue peut laisser deviner aujourd'hui sa présence.

Les rues

 


Rozel, rue
 29 juin 1886

Nom donné par John Samuel Knox, natif de Rozel ( près de Ryde en Angleterre), exécuteur testamentaire de la succession Robert Knox qui céda une partie de cette voie au village Saint-Gabriel, annexé à Montréal le 25 mai 1887.

Ancien nom : rue Chénier


Les rues

 


Rushbrook, rue
  29 juin 1886

Nom donné par John Samuel Knox, exécuteur testamentaire de la succession de Robert Knox natif de Rushbrook, près de Coleraine, en Irlande. Cette voie fut cédée au village Saint-Gabriel, annexé à Montréal le 25 mai 1887.

Les rues

 


Ryde, rue
 9 juin 1866

Nom donné par John Samuel Knox, natif de Rozel (près de Ryde en Angleterre), exécuteur testamentaire de la succession Robert Knox qui céda une partie de cette voie au village Saint-Gabriel, annexé à Montréal le 25 mai 1887.
Anciennement  rue Champlain

Les rues

 


Saint-Charles, rue
 date inconnue

Probablement ainsi désignée parce qu'elle est comprise dans le territoire de la paroisse St-Charles, à la Pointe Saint-Charles, ainsi nommée en mémoire de Charles Borromée, saint patron de Charles Lemoyne, premier baron de Longueuil.

Les rues

 


Saint-Columban, rue
 1855

Voie ouverte sur le territoire de l'ancienne ferme Saintt-Gabriel appartenant aux messieurs de St-Sulpice et cédée par ces derniers sous le nom de rue Saint-Columban, en souvenir du moine irlandais de ce nom (540-615).

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Sainte-Agnès, rue
 1862

Nom de la sainte patronne de la fille cadette de Francis Mullins, propriétaire de la terre à travers laquelle cette voie est ouverte. Riche marchand, Mullins est conseiller municipal de Montréal de 1858 à 1860.

Les rues

 


Sainte-Madeleine, rue
 15 mai 1861

Soeur Sainte-Madeleine, née Catherine Huot (1791-1868), supérieure des sœurs de la Congrégation de Notre-Dame de Montréal, fit ouvrir cette rue sur leur ferme de la Pointe Saint-Charles.

Les rues

 


Saint-Patrick, rue
 date inconnue

Saint Patrick (377-460), né probablement près de Dumbarton en Écosse, premier archevêque d'Armagh, patron de l'Irlande.
Nom donné parce que cette voie est située dans un district où les citoyens étaient en grande majorité de descendance irlandaise.

Les rues

 


Sébastopol, rue de
 vers 1855

Cul-de-sac difficile d'accès, dissimulé à la sortie d'un tunnel. La rangée de maisons occupe un côté de la rue. En face, la cour de triage du Canadien National dégage une vue spectaculaire sur le centre-ville.
La rue Sébastopol perpétue le souvenir de la victoire sur la Russie remportée par les armées française, anglaise et piémontaise, le 8 septembre 1855 en Crimée, une presqu'île d'Ukraine dont Sébastopol est la capitale.
Les bâtiments historiques de la rue Sébastopol
Construites en séries, sur des lots identiques, par la compagnie du Grand-Trunk pour les ouvriers qu'elle fait venir d'Angleterre, les maisons de la rue Sébastopol, inspirées du modèle des villes industrielles anglaises, sont à l'origine du modèle de logements ouvriers montréalais. Ce type de logements superposés en brique a marqué le développement des quartiers populaires de Montréal pour les cent années suivantes.
Crée en 1857, Sebastopol Row ou Grand Trunk Row, cet important projet domiciliaire regroupant six quadruplex, avec une grosse maison de chambres au centre, fait partie du plus gros complexe industriel érigé au XIX siècle au Canada. Il s'agit des ateliers de Point St-Charles qui, avec les maisons de la rue Sébastopol et le pont Victoria, forment le noyau de l'empire ferroviaire du Grand-Trunk, ancêtre du Canadien National. On fabrique encore aujourd'hui des formules Sébastopol modifiées à Lasalle, Laval et dans d'autres banlieues.

Les rues

 


Des Seigneurs, rue
 vers 1816

Rue ouverte vers 1816 et donnée, en partie, par les messieurs de Saint-Sulpice, seigneurs de Montréal.

Les rues

 


Shearer, rue
 11 Avril 1881

Une partie de la rue Des Seigneurs adopte le nom de Shearer, du nom d'une compagnie de bois de construction établie sur cette rue.
Fondée par un Écossais du nom de James Shearer, arrivé à Montréal en 1843, cette entreprise, à laquelle s'ajoutent quelques partenaires au fil des années, est présidée par le fils du fondateur, James T. Shearer (dont sa fille, Norma, devint une vedette du cinéma américain), et par la suite, par le fils de ce dernier, James Gilman Shearer.
Anciennement: rue Des Seigneurs (partie)

Les rues

 


Soulanges, rue
 1er décembre 1890

Pierre-Jacques Joubert de Soulanges (1677-1703), capitaine, né à Québec, premier concessionnaire (1702) de la Seigneurie de Soulanges.
Ancien nom: Saint-Henry

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Sullivan, rue
 21 juin 1962

Sous son nom et sous le pseudonyme de Sinclair Murray, Edward Alan Sullivan (1868-1947), né à Montréal, publie un quarantaine de nouvelles dont The Great Divide (1935).
Le Grand Nord canadien, où sa tâche d'ingénieur minier l'entraîne, et le développement industriel du pays constituent la trame de ses écrits. Son Three Came to Ville Marie (1941) remporte le prix du Gouverneur général.
Anciennement: ruelle Shearer.

Les rues

 


Wellington, rue
  avant 1844

Arthur Wellesley, duc de Wellington (1769-1852), général anglais surnommé le Duc de Fer (Iron Duke). Il commandait les armées alliées contre la France en 1815, et vainquit Napoléon 1er à Waterloo (Belgique) le 18 juin 1815.
Wellington recommanda à la Chambre des Lords la clémence envers les insurgés canadiens de 1837-1838; il combattit les projets Durham, et s'opposa à la loi d'Union de 1840.
Anciennement: chemin de la Rivière Saint-Pierre ou chemin de Lachine.

Début du siècle coin Wellington et Sainte-Madeleine


Les rues


BRITANNIA-CONWAY-MENAI
Villages-aux-Oies/Victoriatown

La ville de Montréal donna les noms de rues Britannia, Conway et Menai en mémoire des ponts tubulaires réalisés par l'ingénieur Robert Stephenson, première structure a supporter des voies ferrées sur des travées que l'on n'aurait jamais crues praticables.  Le pont Conway sur la rivière du même nom, le pont Britannia sur le détroit Menai au pays de Galles.  On attribue a cet ingénieur-conseil de Londres, le concept de la structure du Pont Victoria.

En 1855, après avoir terminé le pont suspendu sur le détroit de Menai qui sépare les côtes du Snowdonia de l'île d'Anglesey, arrivent à Montréal de nombreux mineurs gallois pour travailler à la construction du pont Victoria. Ces mineurs ont rapidement organisé un chœur. À la fin des travaux, en 1860, ils sont invités à participer aux festivités d’inauguration du pont, en représentation du Prince de Galles, alors âgé de 18 ans. Ces choristes se sont ensuite joints à l’Union galloise qui deviendra la Société St-David de Montréal au début du XXe siècle. C’est elle qui a fait revivre le « Côr Meibion Cymraeg » (Chœur gallois de Montréal) vers 1960.


Les rues


FORFAR
Villages-aux-Oies/Victoriatown

Forfar est la capitale actuelle du comté de Angus (ou Forfarshire) sur la cote Est de l’Écosse.  Forfar est un très ancien bourg royal ou le «shérif» avait coutume de rassembler sa cour (résidence royale). 
Il existe deux théories quant à l’origine de ce nom lui-même.  Certains pensent que cette origine est Gaélique, « fuar » dans cette langue voulant dire « endroit froid »  D’autres pensent qu’il s’agirait plutôt d’un dérivé du mot « foither » signifiant « pente » et «faire » signifiant « observation » : « Pente d’observation » ou « Point d’observation ».

Quant à savoir pourquoi ce nom fut choisi pour baptiser une rue de Pointe-Saint-Charles… :

1) Plusieurs noms irlandais sont d’origine écossaise et plus précisément de Forfar, comme les « Burns » par exemple. 
2) « Forfar » est également un nom de famille relativement répandu au Canada et originaire semble-t-il de la ville de Forfar elle-même.  Un certain « Thomas Forfar » entre autres, décédé en 1825 à Scarborough, Ontario, était né en 1760 à Forfar, Écosse.  Un « Forfar » plus connu aurait-il laissé son nom en héritage?

L’origine de ce nom semble indéniablement reliée au bourg écossais cité plus haut.  Quant à l’origine précise du nom de la rue elle-même…la recherche continue!


Les rues


RIVERSIDE
Villages-aux-Oies/Victoriatown

Voir description dans la  partie des noms de rues actuelles : Riverside

Les rues

 
 
 
 
 
 

LES NOMS DE PARCS
 
 



Apprentis, parc des
 8 décembre 1994

Situé dans un environnement ouvrier, à proximité d'une ancienne polyvalente, ce parc rappelle peut-être aux jeunes qui le fréquentent aujourd'hui que, s'ils avaient vécu il y a une centaine d'années, ils seraient sans doute déjà sur le marché du travail.
En l'absence de réglementation rendant obligatoire l'éducation, le travail en usine des enfants est courant dans un univers urbain en voie d'industrialisation. En 1885, on adopte une loi qui fixe l'âge minimum à douze ans pour les garçons et à quatorze ans pour les filles; par la même occasion, la loi limite à dix heures par jour de travail en usine des enfants et des femmes; on constate toutefois que ces normes ne sont pas respectées.
Considérés comme des apprentis, les adolescents ne reçoivent que le quart du salaire d'un homme, montant dérisoire dont les familles ont tout de même besoin pour joindre les deux bouts.

Les parcs

 


Cheminots, parc des
 2 mai 1990

Ce parc est situé entre les rues Ste-Madeleine et Bourgeoys, au sud de Favard.
Dès la seconde moitié du XIXe siècle, le secteur sud-ouest de Montréal s'industrialise rapidement, profitant des commodités apportées par le canal de Lachine. Parallèlement à cette infrastructure de communication fluviale, la  construction des chemins de fer contribue grandement à ce processus d'industrialisation. On identifie sous le nom de cheminots, les employés des compagnies ferroviaires, comme celle du Grand-Trunk (aujourd'hui Canadien National) qui participe à ce développement.
La dénomination de ce parc dans ce milieu entend rappeler le rôle de ces quelques milliers de travailleurs dans l'histoire de ce quartier.
Sur cet emplacement se trouvait l'école Riverside, construite en 1876, ravagée par des incendies en 1949 et en 1982. Un groupe de citoyens présenta un projet pour la conservation de ce bâtiment patrimonial; la Ville refusa. L' école fut démolie vers 1984.

Les parcs

 


Congrégation, parc de la
 20 novembre 1968

C'est à la demande du "Regroupement des citoyens de Pointe Saint Charles" que ce nom fut donné au parc situé sur l'emplacement de l' église St. Matthews (1858).
Ce petit parc d'ornement est situé au sud de la rue Wellington, entre les rues de la Congrégation et de Sébastopol.

Les parcs

 


Hibernia, parc
 date inconnue

Le parc d'ornement et de voisinage Hibernia, d'une superficie de 86 248 pieds carrée, est borné par les rues Hibernia, Ropery, Grand-Trunk et Mullins dans le quartier Saint-Gabriel.
Ce nom latin identifiait autrefois l'Irlande.
Anciennement: Faisait partie du parc Saint-Gabriel, qui se trouve entre les rues Ropery et Charlevoix.

Les parcs

 


Joe Beef, parc
 28 septembre 1988

Alors qu'il était quartier-maître de l'armée anglaise de Crimée, cet immigrant irlandais du nom de Charles McKiernan (v. 1835-1889), fut surnommé Joe Beef parce que, répondant aux ordres de trouver des provisions pour les soldats, il revint un soir, portant un boeuf entier sur ses épaules. Véritable hercule, cet homme grand et fort à la voix de stentor était aimé et respecté de tous. Il quitte  l'armée britannique en 1868 pour ouvrir une premièere taverne sur la rue Saint-Claude. Mais c'est avec celle située à l'angle des rues de la Commune et de Caillère que Joe Beef devient célèbre. Là, avec ses 300 repas par jour, sa centaine de lits pour touristes, ses habitués du port et sa curieuse ménagerie logée dans la cave, il reçoit riches et pauvres.
Quand les ouvriers du canal de Lachine se mirent en grève, il leur fourni des centaines de repas gratuits.
Au moment de sa mort le 15 janvier 1889, le pittoresque personnage est si populaire que ses funérailles attirent une foule considérable et le quartier des affaires reste fermé pour l'occasion.
Amis, ouvriers, gens d'affaires, truands, clochards lui rendent hommage en formant un cortège qui s'étend sur plusieurs rues.
Antérieurement, cet emplacement a porté plusieurs noms. Le 9 décembre 1861, ouverture du "Marché Saint-Gabriel" pour les citoyens du quartier Sainte-Anne.
En 1892, établissement d'un marché aux vaches laitières, le "Cow Market".
En 1907 vient s'ajouter à l'établissement la caserne de pompier.
Pour les citoyens de Pointe-Saint-Charles, ce sera pendant de nombreuses années le "Parc Montmorency".
Le 28 septembre 1988, la ville de Montréal lui donnera le nom de Joe-Beef.

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Le Ber, parc
 19 janvier 1954

Ce parc-école (Saint-Jean-L'Évangéliste) de 16.14 âcres est situé à l'extrémité ouest du quartier Saint-Gabriel et encerclé par les rues Favard et Ash.
Ce nom fut donné en souvenir de la famille Le Ber qui s'est illustrée à la fin du 17e siècle et au début du 18e siècle: Jacques, membre du Conseil de Ville-Marie et soldat sous Maisonneuve, et ses fils et fille: Jacques, sieur de Senneville, et Jeanne, la recluse. D'ailleurs, le territoire où ce parc est situé fut longtemps la propriété de la famille Le Ber.

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Marguerite-Bourgeoys, parc
 11 juin 1917

Ce parc d'ornement de 12.75 âcres est à l'angle sud-ouest de la rue du parc Marguerite-Bourgeoys et de la rue Wellington, dans le quartier Saint-Gabriel.
Le premier parc, constitué de deux lots acquis de la congrégation Notre-Dame en 1910 et de la City Ice Company Limited en 1913, a d'abord été dénommé parc Monahan. Le fait que Marguerite Bourgeoys ait acquis ce terrain en 1668 de François Le Ber explique le changement de dénomination.
On a érigé dans ce parc un monument à la mémoire des soldats de la "division Sainte-Anne" tués au cours des guerres de 1914-1918 et 1939-1945.

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Saint-Gabriel, parc
 1862

Il tire son nom de son emplacement dans l'ancienne municipalité du village Saint-Gabriel, incorporé le 28 décembre 1784 et annexé comme quartier municipal le 25 mai 1887.

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Saint-Patrick, square
 13 septembre 1880

Nom donné parce que situé en bordure de la rue St-Patrick.
Ce terrain de jeux est borné par les rues Saint-Patrick, du Canal Wellington et de la rue Saint-Columban, dans le quartier Sainte-Anne.

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Sammy-Hill, parc
 5 juillet 1962

Ce petit parc est situé rue Butler, entre Rozel et Coleraine.
Samuel (Sammy) Hill (1903-1958) est né dans ce district, où il a toujours vécu. Toute sa vie, il se dévoue pour la jeunesse de Pointe- Saint-Charles.

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Tansey, square
 date inconnue

Ce square fait partie de la ferme Saint-Gabriel dont les messieurs de Saint-Sulpices cèdent une partie à la Corporation municipale en 1856. Ce territoire est ensuite subdivisé en lots à bâtir, et des rues y sont ouvertes.
Ce petit parc rappelle vraisemblablement l'ingénieur d'origine irlandaise Dennis Tansey (1833-?). Arrivé à Montréal à quatorze ans, il fait son apprentissage auprès de la compagnie Saint Lawrence & Atlantic Engine, puis est engagé par la compagnie du Grand Trunk. Il participe à la construction du pont Victoria. Il est le premier citoyen de la Pointe Saint Charles à siéger au conseil municipal d'abord comme représentant du quartier Sainte-Anne, de 1881 à 1887, puis comme représentant du quartier Saint-Gabriel, dont il prône l'annexion à Montréal.

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Argenson, parc d ’  

Nom officieux d'un terrain situé à l'intersection des rues Centre, d' Argenson et de la voie ferrée. C'est un lieu réservé aux sports.

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Irlande, parc de l' 
 8 décembre 1993

Le visage cosmopolite de Montréal a pris forme, il y a longtemps déjà, et c'est pourquoi plusieurs odonymes rappellent villes ou pays étrangers d'ou sont originaires les Montréalais. L' Irlande, de son nom latin Hibernia, a donné au pays, et à notre ville en particulier, plusieurs personnalités aux patronymes tels que D' Arcy McGee, Burke, Gallery, Dow, Montgomery, Duncan, sans oublier le presque légendaire Joe Beef.
L' immigration irlandaise commence dès le XVIIIe siècle et donne à la Nouvelle-France cinq pour cent de sa population.

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Chaudronniers, parc des
 8 décembre 1993

Rue Augustin-Cantin, face au centre d'accueil Louis-Riel, sis au 2120 Augustin-Cantin. Traduction de «Boiler Makers», ce nom rend hommage aux ouvriers qui fabriquaient les chaudrons, les chaudières de locomotives et de bateaux à vapeur.

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